Héloïse ROBIN

PARCOURS

Après un parcours dans l’édition, Héloïse Robin entame sa carrière artistique en 2010 par une rencontre avec un artisan laqueur (Atelier Midavaine, Paris), qui la forme aux techniques traditionnelles dont elle s’emparent.

Un tour du monde d’un an nourrit son approche du paysage, sa fascination pour l’Asie modèle ses gestes techniques et sa palette.

A partir de 2012, outre les expositions personnelles, elle développe une série de collaborations à l’international. En 2015, elle réalise une résidence de création photographique au sein des réserves des peuples natifs du Canada.
De 2016 à 2017, elle rejoint le projet artistique Lyra lors de résidences de médiation et de création en France, en Inde et en Tunisie. En septembre 2017, la restitution du projet à l’Institut du Monde Arabe à Paris intègre une exposition de son travail.
En 2020, Héloïse ROBIN collabore avec la mosaïste Alexandra Carron à la conception de panneaux décoratifs pour l’aéroport Roissy-CDG.

Exposée dans plusieurs galeries de l’Ouest de la France, elle poursuit ses recherches sur la couleur, expérimentant les possibilités techniques de ses supports en bois enduit et mettant au cœur de sa démarche le monde végétal, questionnant le rapport de l’Homme au vivant.

DÉMARCHE

Formée à diverses techniques traditionnelles (laque, dorure, sgraffito), Héloïse Robin concentre ses recherches sur la couleur, sa stratification, sa puissance vibratoire.
Ses compositions se focalisent sur le paysage et les formes naturelles, topographiques ou végétales. Tout en empruntant à la nature la souplesse de ses courbes, l’artiste réagence le paysage en donnant la primauté au dialogue chromatique.

À l’utilisation d’une palette intense, l’artiste allie une douceur formelle, dans la souplesse des transitions colorées et dans les gestes qui leur sont associés, ponçage, estompage ou lustrage.

Couche après couche, elle applique sur ses panneaux de bois une recette issue des métiers d’art : un enduit naturel à base de blanc de Meudon additionné de colle de peau de lapin. Gravant la couche de peinture apparente afin de révéler dans la masse la clarté de l’enduit, l’artiste exploite dans sa profondeur la matière de ses supports.

La verticalité des formats, l’allongement du trait, la disposition aérienne des éléments invite à une lecture ascendante des compositions, provoquant une sensation de suspension.
Se manifestent alors des écosystèmes instables, en transformation, pour établir in fine une cartographie abstraite du monde

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